Oh, les tristes saisons !

Automne, hiver, saisons si ternes et si grises,
Où le ciel dévasté joue à saute-moutons ;
Où le froid insidieux de plus en plus glouton
Dévore le jardin, en traître, par surprise,

Le lendemain d’un jour encor aimable et chaud.
Automne, hiver, saisons des parkas retrouvées
Tout au fond d’un placard, et dont le doux duvet
Vient nous envelopper comme Indiens en ponchos.

Automne, hiver, saisons des feux de cheminées
Maintenant interdits par tous les écolos !
Mais ce tiède péché me réchauffe le dos
Avec délectation quand je rentre trempée !

Automne, hiver, saisons des jours toujours plus courts
Où la nuit mange tout sous sa triste grisaille.
Temps cruel et si froid pinçant de ses tenailles
Nos corps frigorifiés par le gel alentour.

Oh, les tristes saisons que l’hiver et l’automne,
Ces mois ventés, glacés, maussades et pluvieux
Où nous nous contentons d’un ciel juste un peu bleu
Si le temps bienveillant nous l’accorde en aumône !

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A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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