Obsession

Homme triste

Quand il l’aimait encor, il se sentait vivant
Tant son coeur amoureux débordait d’énergie.
Maintenant tout est vide, et sa vie assagie
Est horriblement fade. Alors qu’auparavant

Le bruit et la fureur de sa folle passion
Faisaient de lui le pair de tous les gens qui aiment,
Il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même ;
Au triste fil du temps, ennui et dépression

Jalonnent ses journées. Car à quoi donc penser
S’il ne peut plus aimer ? Fatalement s’altère
L’image un peu floutée de la belle chimère
Dont il ne reste rien qu’un rêve cabossé…

Sa vie est bien réglée au cours de ses longs jours,
Des jours bien ennuyeux sans nulle fantaisie…
A-t-elle dit son nom quand la mort l’a saisie ?
Pour elle la passion rimait avec « toujours »,

Mais il l’a sacrifiée… Tiens ! L’on est en hiver :
Si longue y est la nuit, si grise la Nature…
L’homme voudrait pouvoir biffer d’une rature
Ces regrets obsédants le menant en enfer.

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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Une réponse à Obsession

  1. Catherine Guichot dit :

    L’art de ma chère amie Vette de Fonclare qui fait danser la vie par ses mots !

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