Nuages d’automne

Ce matin le ciel est très pâle,
Et de la gaze effilochée
Y traîne des pans d’un gris sale
Parmi des moutons boursouflés.

Eux sont blancs, d’un blanc éclatant
Qui explose au mitan du ciel,
Mousse légère que le vent
S’en vient chasser à tire-d’ailes.

Deux d’entre eux se sont rapprochés
Formant comme un coeur vaporeux,
Deux nuages aussi légers
Que sérénades d’amoureux.

Mais ils sont vite dispersés
Car le mistral n’est pas poète,
Et ils sont même éparpillés
D’un large revers d’époussette.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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