Novembre est tout dépenaillé…

Ihar Balaikin

Poème illustré par un tableau de :

Ihar Balaikin

Novembre est tout dépenaillé
Avec ses arbres en guenilles ;
A leurs branches pendent les vrilles
De rameaux morts et éraillés.

Novembre est sale et débraillé
Avec son ciel jaune qui coule
Et les nuages qui y roulent
Comme grumeaux de lait caillé.

La nature y est négligée,
Découragée par la grisaille.
De temps en temps une mitraille
De grésil s’en vient ravager

Les derniers rameaux encor verts.
Et le soleil gris qui décline,
Essayant d’avoir bonne mine,
S’essaie à repousser l’hiver

Jailli du froid Septentrion.
Mais sa lumière qui s’étiole
Telle la lueur des lucioles
N’est plus qu’un faible lumignon.

Novembre est tout décoloré
Comme le Midi apathique
Sous les nuages chlorotiques
Floutant l’horizon barbouillé.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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