Moi Je : le soleil

Plus brûlant que le feu, rugissant de lumière,
Je dispense la vie de mes rais embrasés ;
Enorme et minuscule au sein de l’Univers,
Je roule au fond du ciel tel un bolide ailé,

Infime et colossal, créateur de la Terre.
Je sème aussi le mal : destructeur de forêts,
J’aime les dévorer ; et fauteur de misère,
Me repais de la mort des mondes desséchés

Où se traînent hagards ces humains ridicules
Qui se croient importants. Mais leur vie minuscule
Ne dépend que de moi, de ma pérennité.

Explosant de fureur, d’immenses rayons blancs,
Je suis le seul Soleil, le maître incontesté
Des journées et des nuits qui jalonnent le temps.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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