Migration

 

Il fait calme et tendre et très doux
Et tout là-haut roule un nuage
Aux bords éclaboussés de roux
Par les traces d’un gros orage.

Dans le ciel passe un vol tout blanc :
Grandes cigognes de passage
Et brassant l’air plus lentement
Qu’au début de leur long voyage.

Elles ont quitté le grand Nord ,
Mais elles semblent ralentir
En passant sur les Iles d’Or
Leur migration vers Agadir.

On aimerait partir aussi,
Blotti tout au creux de leurs ailes
Dans la fraîcheur de l’air bleui.
Ah ! Voici un vol d’hirondelles.

Elles aussi sont agitées
Car le grand départ n’est pas loin
Même si le temps est léger
Et qu’on n’a pas fini les foins.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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