Métaphore

 

L’amour est comme un feu dans l’âtre :
Quand vous venez de l’allumer,
Il pétille, il ronfle, il folâtre
En flammes tout émoustillées.

Puis il se calme et il ronronne,
On est bien, il fait tiède et doux,
Surtout parfois quand il friponne
Encor en éclats un peu fous.

Mais attention, il est fragile,
Et si vous le brutalisez
Quand il devient maigre et gracile,
Vous allez vite l’étouffer.

Laissez-le donc s’épanouir
Et brûler sans trop de contraintes,
Laissez-le aller et venir,
Ne le submergez pas de plaintes.

Car s’il en est réduit aux cendres,
C’est très dur de le raviver,
Et s’il est fait d’un bois trop tendre,
Rien ne pourra le ranimer.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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