Mélancolie d’automne

Le doux vent de septembre souffle dans son basson
Pour offrir au soleil sa plus triste chanson.
Le ciel bleu devient terne, et les roses s’inclinent,
Tirant leur révérence au beau temps qui décline.

Les jours ont raccourci, et leur usure rend
La cantate du vent tendre et mélancolique.
Un grand moment de spleen où parfois il vous prend
Une envie de pleurer. Même les plus cyniques

Et les plus dédaigneux ressentent ces instants
Avec le sentiment qu’un parfait équilibre
S’achève avec l’été. Que l’hiver qui attend
Va rendre tout plus dur, et que se sentir libre

Comme on l’est en juillet bientôt ne sera plus
Qu’une illusion perdue. Une chimère, un rêve
Ne profitant encor qu’à de rares élus !
Même la mer qui bat désagrège la grève….

Le doux vent de septembre a fini de jouer :
Redevenu mistral, il s’en va dénouer
Les feuilles de leur tronc. Et devenues poussière,
Elles s’en vont pourrir dans le creux d’une ornière…

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A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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