Marseille-démesure

Marseille ? Un branle-bas de vie, de démesure,
Où souvent s’enchevêtrent les quatre saisons,
Où l’automne soudain sans aucune raison
Se mue en fol hiver glacé outre mesure.

Marseille où le printemps sans prévenir émerge
A la presque Noël pour dérouter les gens ;
Ou qui pare soudain d’un friselis d’argent
Les tout premiers rameaux d’un avril encor vierge.

Marseille l’excessive où même la Nature
Ne sait point être sage autant qu’il le faudrait !
Où même les saisons osent extravaguer
Quand elles sont troublées par son ciel immature !

Marseille provençale et son accent qui chante,
Ses langues inconnues, ses dialectes d’ailleurs,
Marseille prodiguant de l’amour à plein cœur,
Mais aussi ce racisme infâme qui la hante.

Marseille ? La folie d’un grand remue-ménage
Qui trépide partout. Malgré sa pauvreté
Côtoyant une pompe et un luxe éhontés,
Une ville masquant sa véritable image

En riant sans arrêt. Méditerranéenne
Qui ne laisse jamais personne indifférent,
Elle crie, piaffe et court tout en vociférant
Sa poignante chanson romantique ou obscène.

A mon ami José Motta-Bant, qui fut Marseillais…

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A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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2 réponses à Marseille-démesure

  1. Merci pour le partage de votre talent.

  2. Que vous êtes gentille, chère Anne-Marie…

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