Marmaduke O’Reily

Marmaduke O’Reily idolâtrait la France :
Voulant s’y installer non loin d’Aix en Provence
Pour pouvoir profiter du soleil du Midi,
Il fit donc son bagage et quitta son pays

Avec ses poissons rouges, son vieux chihuhua,
Ses serins, son hamster… sans oublier son chat :
Un chat au poil de jais et dont le regard d’or
Luisait étrangement : il n’était pas d’accord

Car il désirait fort rester en Angleterre…
Marmaduke ravi trouva que la lumière,
La mer et le soleil, la garrigue et le vent
Etaient tous « marvelous », de même que les gens.

Mais Puck n’appréciait pas… Puis il eut une idée :
Les yeux demi-fermés, il se mit à passer
Sa patte doucement derrière son oreille.
C’était un chat malin : tout marcha à merveille !

Il se mit à pleuvoir sans discontinuer,
Jour après jour, sans cesse… Et l’Anglais déprimé
Se mit à regretter son déménagement,
Sa terre, ses amis et sa vieille maman…

Il refit sa valise et repartit chez lui
Avec son chien, son chat, ses serins … et tutti !
Et chacun ébahi put dès lors constater
Que Puck, dès qu’il pleuvait, ronronnait sans arrêt…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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