Mai

 

Sonnet illustré par un tableau de :

Claude Monet
(1840-1926)

Le ciel est bleu foncé, les roses sont nouvelles
Le soleil languissant n’est pas encor trop chaud.
Quelques papillons blancs effleurent le sureau
De leur vol saccadé scintillant d’étincelles.

La terre est rebondie, et la sève ruisselle
Au coeur de l’orme roux où chantent trois oiseaux.
Le jardin qui ronronne est comme un jouvenceau
Tant il est neuf et frais sous la voûte du ciel.

Pas d’outrance en ces lieux, pas trop de rectitude :
Tout est tendre et serein, une douce quiétude
S’est lovée bien au creux du moindre des buissons.

C’est un paradis bleu, le jardin du beau temps
Où passe quelquefois un clan de hérissons
Qui s’en vont saluer le sacre du printemps.

A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Printemps. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.