Lurs

Poème illustré par un tableau de :

Martine Tron
www.mm-saudade.com

A Lurs un crime rôde, et depuis cinquante ans
Il entache les lieux d’une ombre indélébile :
C’est l’aura de la mort brutale et imbécile
D’une petite fille et de ses deux parents…

Mais il faut l’oublier, et ne voir du village
Que son charme vieillot et le bleu de son ciel ;
Où le temps d’aujourd’hui s’enfuit à tire d’aile
A chaque coin de rue et à chaque virage.

Fondé par Charlemagne, il est calme et bien quiet
Malgré tous les arrois qui l’ont un peu usé :
Son beffroi, ses maisons ont été ravaudés,
Mais fort habilement, sans être saccagés.

Une jolie cité dressée vers la lumière
Qu’un drame horrible vint blesser sans prévenir.
Village du Midi pourtant fait pour le rire,
Il panse depuis lors une plaie qui macère.

Poème offert à la ville de Lurs

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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