Louisiane

Atchafalaya_Basin

Salut, mon cher Midi ! Me revoici enfin…
Empruntant pour un temps des ailes au Voyage,
Je t’avais délaissé pour de nouveaux rivages
Très très loin de chez nous, aux modernes confins

D’un monde occidental où des gens se souviennent
Qu’on les vendit un jour, pour rien, à l’Etranger…
Je n’ai point vu là-bas de verdoyants vergers,
Ni de feuillages frais, tout neufs, et que s’en viennent

Caresser les rayons d’un large soleil blond .
Non ! Il faisait très chaud. La lumière exotique
Etait tout estivale sur les pierres antiques
Du vieux Carré français bourdonnant des flonflons

D’un jazz exacerbé par une énorme Fête.
Quartier tout cabossé avec des murs pisseux,
Glauque et grouillant de vie. Déglinguement poisseux,
Cacophonique et gris. Bruit à casser la tête

Et fêtards bigarrés de toutes les couleurs
Cahotant dans les rues du vieux Quadrilatère
En se fichant pas mal de l’étrange mystère
Y mélangeant partout les ordures aux fleurs !

Enfin, tout près de là, les grands bayous saumâtres
Aux énormes iris sur le palud herbu ;
La jungle inextricable aux grands cyprès barbus,
Que sillonnent sans fin des Cajuns idolâtres

D’un marais menaçant où les mena un sort
Hostile et redoutable. Où sur l’eau qui clapote,
Pur cristal transparent ou gadoue qui bouillotte,
Flottent comme des troncs de grands alligators.

*Napoléon céda la Louisiane aux Etats-Unis en 1803 pour 60 millions de francs

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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