L’ombre

 

Quand elle passe comme une ombre
Se faufilant dans la Grand’Rue,
On dirait que tout devient sombre
Tant sa façon d’être vêtue

Point le coeur car il fait très chaud.
Pas de visage et pas de mains,
Voilée du bas jusques en haut,
Et l’on rechercherait en vain

Un peu de vie et un peu d’âme
Sous cette armure toute noire.
Il paraît que c’est une femme,
Même si l’on ne peut y croire.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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