L’océan blanc

Poème inspiré par un tableau de :

Michel Trapezaroff
www.trapezaroff.com

On est bien embêtés : il y a tant de neige
Qu’on ne peut plus ouvrir la porte du chalet ;
Car elle est si épaisse, il en est tant tombé
Qu’on se dit que janvier cette fois-ci galège !

Les vitres embuées à moitié obstruées
Ne laissent plus passer qu’une grise lumière !
Quelle étrange impression ! Et le monde au travers
N’est plus qu’un infini de blanc immaculé.

Il en est bien tombé un mètre dans la nuit !
Il va falloir creuser, nous frayer un chemin
Qui nous ramènera au monde des Humains.
Nous nous sentons bien seuls : nous ne sommes ici

Que deux petits points noirs dans une immensité.
Le silence est si fort qu’on entend nos coeurs battre ;
Mais il ne faut surtout pas qu’on se laisse abattre
Par la peur peu plausible d’être abandonnés !

Creusons, creusons encor pour nous désembourber
Et atteindre la route un peu plus accessible.
Toute drapée de blanc, la montagne est paisible
Sous son manteau laiteux… tellement désiré !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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Une réponse à L’océan blanc

  1. Baggins dit :

    Beaucoup de neige dans la région effet…Je découvre le blog juste à l’instant…J’aime beaucoup et vais le parcourir un peu plus et cela me donne envie d’écrire aussi sur la Provence ma région que j’affectionne …et bien qu’ayant beaucoup écrit de poésies je n’en ai écrit qu’une sur la Provence …Amicalement

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