L’institutrice

Ouf ! Elle en a fini et va pouvoir sourire !
Nathalie va quitter cette classe indomptable,
Ces petits monstres froids qui l’ont tant fait souffrir !
Ne plus jamais revoir tous ces maudits cartables,

Ces petits durs cruels et leur fausse frimousse…
N’y surtout plus penser ! Oublier cette année
De tension continue, parfois même de frousse,
Et admettre à la fin qu’elle s’était trompée !

Car elle n’avait pas la poigne nécessaire
Pour ce fichu métier. Bien trop d’inexpérience :
Finie son empathie face à tant de misère !
En cours, c’était le ouaill(e)*, tout n’y était qu’outrance !

Ils ont bien profité de son excès d’amour ;
En lâchant trop la bride, elle a perdu la main.
Enfin ! Bon… Son supplice est fini pour toujours.
Elle va tout lâcher… Mais que faire demain ?

*Le ouaille : à Marseille, la pagaille (pour rester poli…)

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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