L’éventail

Poème illustré par un tableau de :

Gustave Klimt
(1862-1918)

Il redevient fort « in » ! Partout dans le Midi,
Des femmes très branchées l’ont de nouveau sorti
Des antiques tiroirs de très vieilles commodes
Où il gisait tout gris, n’étant plus à la mode.

C’est un souffle aérien et un faiseur de vent ;
Un joyeux décoiffeur léger et insolent
Posé au bout des doigts l’agitant en douceur
Pour effacer des joues tout excès de rougeur.

C’est un courant d’air frais ventilant les museaux
De moultes mannequins. Faits de plumes d’oiseaux,
De papier, de soie fine ou d’un zeste d’été,
Il palpite et s’agite en mouvements légers ;

Et quand de fines gouttes de transpiration
Perlent au bout du nez de Jeanne ou Marion,
Elles ont sous la main mieux qu’un climatiseur :
Une bribe de vent qui les oint de fraîcheur !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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