Les reines de Forcalquier

Poème illustré par :

Louis Del Bianco
www.farea.com

A Forcalquier quand se promènent
La nuit venue les quatre reines, (1)
Filles de Raimond Béranger,
La ville dort et tout se tait

Alors que les jeunes filles brunes
Glissent doucement sous la lune
Dans des rues pour elles  inconnues
Puisque n’y sont jamais venues !

Leur père marche derrière elles
Et en suivant les damoiselles,
Il soupire : il est fort marri
Qu’elles aient suivi leur mari,

Ignorant où elles sont nées,
La capitale du Comté
Jugulant la Haute Provence.
Tout là-haut la lune qui danse

Eclaire ses vieilles ruelles,
Ses calades et ses venelles …
Mais les cinq ombres du Passé
Se sont en allées en fumée

Car de la montagne de Lure
Des rayons d’or à toute allure
Effacent la nuit et ses ombres.
Le soleil chasse la pénombre.

1- Chacune des quatre filles du comte Raimond Béranger IV épousa  un roi.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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