Les pépins

Claude Théberge.Parapluies

Poème illustré par un tableau de :

Claude Théberge
(1934-2008)

A Marseille ont jailli des milliers de fleurs,
Jaillissant d’un seul coup en diverses couleurs
Sous la douche impromptue d’une pluie diluvienne.
Eclosion fortuite, imprévue et soudaine !

C’est joli comme tout ! L’étrange effloraison
Se balance tout doux au rythme des klaxons
Forcenés et hurleurs de quelques imbéciles.
Les parapluies en fleurs illuminent la ville

De leur corolle ouverte et qui tangue au mistral.
La pluie frappe bien dru de ses doigts de cristal
Les petits toits bombés en forme de coupole
Qui vibrent sous l’ondée. Parfois l’un d’eux s’envole

Pour aller se poser en douceur sur les flots,
Minuscule nacelle ou tout petit ilot.
Le grain tape plus fort, frappant les parapluies
Stoïquement arqués, tenant bon sous la pluie

Et dont la soie galbée brille comme satin.
Marseille est détrempé dans le petit matin
Tout fleuri de pépins ; et l’averse qui clique
Tambourine très fort leurs toits hémisphériques.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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