Les olives

Ce sont des petits fruits amers et disgraciés
D’une forme incertaine et d’un vert un peu fade,
Des petits fruits chétifs, des petits fruits bien laids
Et qu’on cueille en automne au temps des Olivades.

Ils ne sont pas bien gros mais ils sont tout gonflés
De saveur, de santé, de lumière et d’une huile
Dont on dirait qu’elle est du soleil écrasé,
Donnant à tous nos plats cette saveur subtile

Qu’on ne goûte qu’ici. Mais on les croque aussi,
Vertes, noires ou rousses, et quelquefois cassées.
Novembre bat son plein quand elles ont mûri
Après s’être gorgées du soleil de l’été.

Ces petits fruits sont bien des billes de lumière,
Petits oeufs enfin noirs et donnés par les cieux
Aux hommes affamés d’une très pauvre terre.
Des drupes ovoïdes dégustées par les Dieux.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans La Provence au coeur. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire