Les oeufs

 

 Poème illustré par :

Dubois-Gérard
www.dubois-gerard.com

Depuis qu’elle est née au Pontet,
Marinette a pondu trois oeufs
Qu’on ne pourra jamais manger
Car ce sont trois oeufs merveilleux :

Dans le premier il y a le Vent,
Le Mistral de notre Provence,
Et c’est vraiment très exaltant
De L’empêcher d’entrer en danse.

Dans le deuxième la Chaleur
Exaspérée du grand mois d’août,
Et sans Elle quel grand bonheur :
De cela personne ne doute !

Dans le troisième le Soleil
Dingue et dément du plein Eté.
Ses énormes rayons vermeils
Ne viendront plus tout embraser !

Un temps idéal, une vie
Sans excès, sans débordements …
Mais sera-ce encor le Midi
Sans tous ces enquiquinements ?

Alors on a pris les trois oeufs
Malgré les cris de Marinette,
Et pour délivrer nos trois Dieux,
On en a fait une omelette  …

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans A la maison, Contes. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.