Les dipladénias

Au début de l’été, je dus faire un voyage
Me tenant éloignée un mois de la maison.
Avant que je ne parte, un ami du village
M’avait offert un pot dont j’ignorais le nom :

Une plante banale aux feuilles vernissées
Et aux boutons pointus. Alors un peu honteuse,
Je la mis dans un coin et dus l’abandonner
Sur la terrasse au Sud, à l’ombre d’une yeuse…

Quand je rentrai fin juin, je crus perdre la tête
De surprise et d’émoi… Balustrades et murs,
Tout était recouvert de fort jolies trompettes
Roses comme l’aurore ; et la moindre encoignure

En était tapissée. Des vrilles impatientes
S’étaient entortillées et s’étaient enroulées
Absolument partout ! Des fleurs exubérantes
Courant sur la terrass(e) l’avaient colonisée !

Vous ne saviez donc pas que les dipladenias
Avec leurs longues tige(s) emberlificotées,
Jaillissant par ici et s’élançant par là,
Agiles et actifs, sont les doigts d’une fée ?

Peut-être que ceci n’est qu’une galègeade
Ou un conte d’été ? C’est vrai : mea culpa !
Mais peut-on faire moins pour ces fleurs à torsades
Appelées par certains aussi mandevillas ?

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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