Les Baux de Provence

 

C’est une place forte, un village perché
Au bord d’une falaise effritée, ébréchée.
C’est une cité grise et qui s’est accrochée
De toutes ses maisons à l’énorme rocher.

Le mistral tournoyant l’investit en balourd :
Sournois et roucoulant quand viennent les beaux jours,
En hiver, démoniaque et hurlant à l’entour,
Il veut démanteler les immuables tours.

 Mais les Baux d’autrefois étaient un château-fort
Posté en éclaireur pour repousser les Maures.
Ce n’est donc  pas céans que notre matamore,
S’en va lui infliger les affres de la mort.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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