Les amants de l’automne

Le cacho-fio

 

 

 

 

 

Voici donc arrivés les premiers jours d’automne.
Comme le temps est gris, ils ne vont plus bouger
Pour rester bien au chaud. Le froid les pelotonne
Tous deux l’un contre l’autre, et il vient d’enrouler

Ses bras tout autour d’elle, alors que le mistral
Beugle comme un dément, brinquebalant la porte.
Son ventre tiède est doux ; c’est le primordial
Objet de son désir, mais les grandes mains fortes

De l’homme impatient caressent lentement
Sa gorge qui frémit et ses épaules rondes…
Dans l’âtre une fournaise explose en projetant
Vers le plafond ombreux des étincelles blondes

Qui cliquent en éclairs ; et leurs brèves morsures
Effleurent les sarments de leurs langues de feu.
La femme a soupiré… Dans la lueur obscure,
Son corps blanc s’est cabré, auréolé de bleu.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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