L’embouteillage

Mon Dieu ! Qu’il fait donc chaud ! Quand arriverons-nous ?
Pourquoi n’avons-nous pu démarrer de bonne heure,
Nous arracher du lit à l’aube dès six heures ?
Promesse non tenue tous les ans au mois d’août !

Capot presque collé au pot d’échappement
D’un tacot crachotant suivi depuis Paris,
Nous sommes abrutis par le chahut, le bruit
Que font derrière nous le chien et les enfants.

On ruisselle, on a soif, et la voiture avance
A quelques dix à l’heure. On n’en peut vraiment plus
De subir chaque année l’incroyable cohue
De ces foutus départs ! Pourquoi donc la Provence

N’est-elle pas plus près du reste de la France ?
Et pourquoi son soleil, son ciel bleu et sa mer
Sont-il aussi lointains ? Quel est donc ce mystère
Qui nous pousse à ainsi y passer nos vacances ?

Tous les ans c’est pareil : on n’y échappe pas !
Il y a un aimant qui là-bas nous attire.
Provence séductrice à l’éternel sourire,
Nous succombons toujours à tes maudits appas…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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