L’écureuil

 

Il plane dans les airs, léger parachutiste
Suspendu à sa queue rousse et évaporée.
Il va de branche en branche  comme un bon trapéziste
Visant un point précis qu’il ne rate jamais.

Et puis il se repose sur son dodu derrière
En grignotant un fruit. Quatre bribes de feuille
Pointillent sa toison d’un picotis de vert,
Tachant sa robe auburn et dorée d’écureuil.

Ses gros yeux noirs et vifs sont deux billes rieuses.
Il est gai, bagarreur, et trottine partout.
Mais dès qu’un bruit surprend ses oreilles soyeuses,
Il bondit sur un arbre en se moquant de vous.

Puis il est fatigué et peu à peu s’endort
Fermement agrippé de ses petites pattes.
Le couchant qui descend lui fait une aura d’or,
Posant sur sa fourrure un peu plus d’écarlate.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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