L’échelle

Poème illustré par :

D.Lauvernet
www.leblog-mines-a-gribouilles.overblog.com

Dans un coin du garage est rangée une échelle ;
Ce dont est convaincue la petite Marion,
C’est qu’on peut y monter bien plus haut que le ciel
Accroché en coupole au dessus de Salon.

Il lui est interdit de trop s’en approcher
Car l’échelle est instable, elle pourrait en choir.
Mais elle rit sous cape et feint d’obtempérer,
Alors que quelquefois elle sort dans le noir

Pour la mieux installer tout au fond du jardin.
Deux, trois mots de magie : gravissant les degrés,
Elle a le coeur qui bat et s’aide de ses mains
Car l’échelle enchantée ne cesse de grimper.

Quand elle arrive en haut où la lune l’attend,
Marion est enchantée d’y retrouver son chat.
Elle s’installe alors, lovée dans le croissant,
Son minet ronronnant bien blotti dans ses bras.

Elle n’en redescend que quand l’aube apparaît,
Là-bas du côté d’Aix et de ses côteaux bleus.
Elle a un peu sommeil ; tout doit être rangé
Et il faudrait dormir, ne serait-ce qu’un peu !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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