L’oie Léa

Poème illustré par :

Didier Léveillé
www.didier-leveille.zevillage.org

Dans la cour du Mas des Ormeaux,
Léa parade et marche au pas
Comme un gros grassouillet soldat
Qui garde la famille Bonnot,

Car c’est inutile avec elle
D’avoir un gros chien querelleur
Qui aboie à tout visiteur :
Elle bat tout d’abord des ailes,

Et si cela ne suffit pas,
Elle pince en tournant un peu
Les mollets de tous les fâcheux :
C’est une teigne, la Léa !

Elle a un fort joli jabot
Qu’elle ferait mieux de rentrer,
Vu les regards énamourés
Qu’y porte le grand’père Arnaud !

Mais la famille la protège
De tout désir concupiscent :
Son foie n’est pas pour les gourmands !
Voyons, le Papet, tu galèges…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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