Le TGV

                           

Poème illustré par un tableau de :

Lucien Joveneaux
www.ilaca.i

Un flash assourdissant a ébranlé le pont
Qui surplombe la route errant dans la garrigue
Et l’éclair de métal fait trembler le béton
Qui peu à peu s’effrite et que le train fatigue.

Il est bien plus fougueux que le fougueux mistral.
Dardé comme un harpon dans l’air froissé qui bout,
Il s’élance indompté tout comme un animal
D’acier gris et de vent, créé par des dieux fous.

Mais assis bien rangés au creux de ses entrailles,
Dans un calme serein et un presque silence,
Il y a des humains qui rient ou qui travaillent,
Inconscients de sa force et de sa sur-puissance.

Tumultueux dehors et paisible dedans,
C’est un monstre de fer asservi, qui jamais
Ne dévie de sa route. Il s’élance en hurlant
Vers les villes du Sud pour y être entravé.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Chez nous, La Provence au coeur. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire