Le téléphone

J’ai retrouvé chez nous un très vieux téléphone,
Presqu’une antiquité, semblable à un jouet
Délaissé au fin-fond du grenier où résonne
La chanson-nostalgie des objets oubliés.

Il fait partie du temps où le moindre machin
Etait une oeuvre d’art. Le temps où l’artisan
Se fiant à l’acquis travaillait à la main,
Fignolant son travail en prenant tout son temps.

Peut-être industrielle, la trouvaille-merveille
Est cependant très belle avec son timbre rond.
Pour m’amuser un peu, je l’ai mise à l’oreille
Et j’ai bien cru mourir, saisie par l’émotion :

Car venant du Passé j’ai entendu parler
Quelqu’un qui demandait qu’on lui passe Mistral !
Une vraie diablerie car rien n’était branché !
La vieille voix cassée d’un papet Provençal …

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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