Le souffle de la mer

Poème illustré par un tableau de :

Guillaume Barazer
www.farea.com

Hululant sa complainte et courbant les cyprès,
Le mistral accouru de la vallée du Rhône
En lavant le ciel bleu de ses nuages jaunes
Assaille fou furieux la Méditerranée.

Il déchiquète l’eau à grands coups de rafales
Et en jette l’écume au-delà des rochers
Luisants et englués d’un magma verglacé.
Il fonce droit devant, tout comme une cavale

Jaillie de l’enfer glauque où se terre l’hiver.
Il érafle les flots de son souffle glacé
Et givre le pont gris des bateaux amarrés 
En pétrifiant de froid et la terre et la mer.

C’est un vent déchaîné, comme souvent ici
Au coeur noir de l’hiver. Un tourbillon énorme,
Hors de toute raison et hors de toute norme.
C’est un vent terrifiant ; c’est le vent du Midi !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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