Le solstice d’hiver

Ce matin le ciel est si bas
Qu’on pourrait presqu’à bout de bras
Le soutenir. Et la lumière
Est corrodée par cet hiver

Oppressant qui n’en finit pas !
Notre Midi se désespère
D’être aussi terne, et l’on est las
De la grisaille délétère

Engendrée par le temps maussade.
L’air cotonneux nous semble fade
Sans ces brusques assauts de vent

Si coutumiers après l’automne.
La Provence dort et attend
Sous un triste couvercle jaune.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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