Le romarin

C’est un vieil arbuste chenu,
Tout gris, tout craquant, tout tordu.
Il est si vieux et si perclus
Que son tronc trois fois s’est fendu.

On se demande quelquefois
Comment il n’est pas déjà mort,
Car il est fait d’un très vieux bois
Qui n’a plus beaucoup de ressort.

Mais il sent si bon et si fort
De ses minuscules épines
Qu’il embaume encor et encor
Jusqu’au plus profond des ravines.

C’est ainsi que l’arbre survit,
Par cette odeur âcre et tenace,
Et qu’il se défend à l’envi
Dans sa grêle et frêle carcasse …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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