Le quinze juin

Illustration du poème trouvée sur :

http://macha-club.blogspot.com

Dans le Var, on est hébété
Face aux incroyables ravages
Qui laissent chacun dévasté.
Le fléau, la mort : un orage !

Angelo est désespéré
Car ses vignes sont gorgées d’eau !
Tant de travail et tant d’années
Qui s’en sont allés à vau-l’eau !

Il a peur que ça recommence…
Ceux qui croient prient, les autres pleurent,
D’autres maudissent la malchance !
Tout s’est passé en moins d’une heure…

Et tant de gens ont disparu,
Noyés hier à Draguignan,
Emportés par l’immense flux,
Par cette vague déferlant

Qui se ruait sur les villages :
Le Luc, le Muy, les Arcs, la Motte
Et Roquebrune… Enorme orage,
Enorme pluie, énorme faute

D’un mois de juin devenu fou !
Dans les rues, des autos en tas !
La désolation est partout.
Y a t-il eu un attentat ?

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Cités provençales, La Provence au coeur, Le début de l'été. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

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