Le potier

 

Tout est terreux en lui, le nez et le menton,
Les rides burinées, le doux regard marron,
Et les mains tout enduites de glaise fondante
Qui enserrent le tour dans sa valse ondoyante.

Il vient de déposer sur la vieille girelle
Une boule d’argile. Et la terre étincelle
Sous un rai de soleil flottant dans la poussière.
Et tourne, tourne donc la sphère de lumière

Car sous les doigts mouillés du vieil homme appliqué
Est en train de fleurir un pot illuminé
Par le soleil couchant derrière la fenêtre.
C’est un haut vase d’or qui est en train de naître.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Les gens. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire