Le plumbago

Du printemps à l’automne un joli plumbago
Fleurit dans mon jardin : une bribe de ciel
Accrochée au grillage. Ou les plumes des ailes
De l’oiseau enchanté de Charles de Perrault ?

Ses grappes sont si bleues, son feuillage est si vert
Que l’arbuste en paraît quelquefois irréel.
Il va fleurir ainsi jusqu’au seuil de l’hiver
Où il mourra peut-être, amoindri par le gel…

Mais chez moi, protégé par un vieux mur en pierre,
Il résiste au mistral et s’accroche à la vie.
Il sait bien profiter de la moindre lumière
Pour renaître au printemps, quoiqu’un peu rabougri !

Ca n’a pas d’importance ! Tirant de sa ramure
Asséchée, biscornue, sa sève nourricière,
Il refait son feuillage et ses boutons d’azur
Pour reconstruire enfin ses grappes printanières.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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