Le pays de lumière

Poème illustré par un tableau de :

Caspar David Dietrich
(1774-1840)

Au delà du soleil, par delà les étoiles,
Il est un pays bleu. Quand tu hisses les voiles
Pour remonter le temps, tu y files tout droit
Dès que te lâche enfin ce monde trop étroit.

Quand tu es parvenu à l’éternel rivage,
Tu n’y es plus perclus par les affres de l’âge.
Tu peux poser ton sac et souffler pour de bon
Pour te laisser aller à un mol abandon.

C’est un pays-jardin où coulent des fontaines
Dont le chant murmurant doucement rassérène
Ton âme estropiée par l’extrême vieillesse.
Tu n’as pas à pleurer, car tous ceux que tu laisses,

Tu les retrouveras au-delà de leur temps !
Oublie ta vieille vie et tes soucis d’antan ;
Tu ne reviendras plus, jamais plus en arrière ;
Laisse-toi emporter au pays de lumière

Inondé de douceur, tout comme une Provence
Idyllique et parfaite. Où la vie dont on pense
Qu’on l’a enfin quittée s’écoule à l’infini,
Infiniment aimable, infiniment emplie

De tout ce qu’on ne put autrefois accomplir.
Sois heureux et serein ; n’aie pas peur de partir
Et ne regrette pas ce qui est en arrière :
Te voici arrivé au pays de lumière.

 

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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