Le ouaille*

Poème illustré par une oeuvre de :

Guillermo Forchino
www.forchino.com

Panne ? Accident ou grève ? Ou manifestation ?
Dans la rue Paradis, un grand embouteillage
Paralyse Marseille.Un énorme bouchon
Fait subir à la ville un de ces mille  outrages

Dont elle est coutumière. Un ouaille pas possible !
Les gens sont fous furieux, ça commence à chauffer…
Panique incontrôlée, pagaille incoercible,
Casse-tête homérique impossible à régler

Car la rue est barrée et tout y est bloqué ;
On apprend qu’un chauffard a grillé un feu rouge
Et qu’il a enfoncé l’avant d’un gros camion !
On a beau s’agiter, klaxonner, rien ne bouge ;

Comment un dépanneur pourrait-il se glisser
Au milieu de ce cirque ? Il lui faudrait des ailes !
Les gens agglutinés ne font que s’insulter
En se traitant de tout. Peut-être qu’à Noël

Y seront-ils encor car c’est inextricable !
Un bordel incroyable, un vrai ouaille dément !
Et deux flics accourus, prenant un air aimable,
Se mettent à prier silencieusement…

Soyons francs ! A Marseille , le ouaille, c’est… le bordel !

 

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits « classiques », pratiquement tous voués à la Provence.

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