Le moine

 

Dans la triste cellule sombre
Un rai de soleil s’est posé
Sur une silhouette, une ombre
A genoux et comme prostrée.

C’est un très vieil homme chenu
Qui sent encor bon la lavande
Qu’il a cueillie de ses mains nues
Pour son Abbaye, à Sénanque.

Un travail simple au creux des champs.
Le simple bonheur d’être là.
La prière, Jésus, les chants,
Sa vie tournée vers l’Au-delà.

Il a passé son existence
A prier avec d’autres Frères
Loin de tout et avec confiance,
Et tout tourné vers la lumière.

Il est très vieux. La cloche tinte
Pour l’appeler mais il a froid :
Sa vie s’est brusquement éteinte
Car il sait qu’il n’a plus la Foi.

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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