Le lac

lac de Serre-Ponçon

La montagne est posée comme un papier froissé
Sur le ciel printanier où volent trois nuages,
Et leur reflet qui court sur les eaux du barrage
Bringuebale en mesure au rythme cadencé

De la brise de mars qui chuinte doucement.
Le lac est aussi bleu que ces ondes australes
Où nagent des poissons aux couleurs tropicales.
Sa beauté point le cœur. L’oublie-t-on simplement

Parce qu’il est tout près, non loin d’Aix en Provence ?
Avons-nous donc besoin d’exotique beauté
Pour chanter notre joie, sans savoir profiter
De ce que nous avons au cœur de notre France ?

La surface de l’eau brasille d’étincelles
Clignotant et cliquant sous l’immense soleil
Enfin un peu plus vif après son grand sommeil.
Des sommets cabossés mille sources ruissellent.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans La Haute Provence, Printemps. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire