Le gîte

Poème illustré par :

Rodrigue Daigle
www.rodriguedaigle.com

Ils sont arrivés tout fourbus
Après dix heures de voiture !
Tout contents d’avoir retenu
Une chambre au gîte Lémure

A Ventabren, sans rien connaître
Du patelin. Au pifomètre !
Et ils sont restés subjugués
Par le charme du vieux mazet :

Des pierres rousses et chenues,
Un grand escalier tout tordu
Qui semblait monter vers le ciel,
Des fleurs partout, flot torrentiel

De couleurs ruisselant des jarres.
Il faisait frais, il était tard…
Ils étaient heureux d’être là,
Plus de route ni de tracas,

Enfin le but ! Ils ont sonné :
Sourire tendre et édenté,
Une vieille femme a paru,
Qui marchait tout trotte-menu.

Mais la dame était une fée
Ensorcelant les inconnus.
Elle les a laissés entrer :
On ne les a plus jamais vus…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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