Le festival de Cannes

Il fait un temps superbe et le ciel est tout bleu ;
Le long tapis flamboie. Les badauds sont curieux
De voir de presque près leurs idoles aimées.
Le temps est merveilleux : pas trop chaud, pas trop frais !

Stars à tête gonflée, vedettes de toujours,
Humains encor normaux, vedettes d’un seul jour,
Montent d’un pas glorieux le grandiose escalier.
Tout est donc pour le mieux, le spectacle est parfait.

Oui ! Mais à l’horizon un tout petit nuage
A des vélléités de jouer à l’orage
Et il s’est mis en tête un coupable projet…
Il enfle peu à peu pour venir se placer

Au-dessus du décor. Et soudain il explose,
Il éructe, il fulmine en une apothéose
De pluie et de grêlons, de hurlements d’effroi,
Et dans leur robe nue les starlettes ont froid !

On fuit de tous côtés, partout c’est la panique !
Un désastre pour l’art cinématographique !
Vas-t-en, odieux nuage, tu peux bien ricaner :
Tu n’es qu’un vil coquin car tu as tout gâché !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Cités provençales, Contes, Le début de l'été. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire