Le doux pays

Poème illustré par un tableau de :
Pierre Carron

Il est un doux pays que je ne quitterai
Jamais, au grand jamais. Pays qui m’accueillit
Quand j’en avais besoin ; qui tout doux adoucit
Un énorme chagrin… Pays où j’aimerais

Fermer un jour les yeux, d’où je ne peux partir :
Son âme était sans doute implantée dans mes gènes,
Essentielle à mon corps tout comme l’oxygène
L’est pour tout ce qui vit ! Et j’y voudrais mourir

Comme j’y ai vécu, car c’est vraiment ma terre,
Arpentée avec joie chaque jour que Dieu fait,
Même si je sais bien que je n’y suis point née.
Mais cet attachement est-il un grand mystère

Pour ceux qui ont vécu un jour dans ce Midi
Où le soleil est roi, où la lumière est reine ?
Il en faudrait beaucoup pour que je désapprenne
A quel point mon passé m’a attachée ici !

Le temps y est si bleu, la mer tellement proche
Avec ces flots dansants quasi civilisés !
Et ce soleil constant aux rayons aiguisés
Presque toute l’année ! Ce ciel pur qui s’accroche

Quatre cent jours par an aux toits roux des maisons…
Et puis les gens, surtout, et leur accent qui chante,
Et leur accueil plaisant dont la chaleur enchante
Ces estrangers gênants à en perdre raison.

Ce pays remarquable où chacun peut par chance
Vivre des jours heureux ? Ma si chère Provence…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits « classiques », pratiquement tous voués à la Provence.

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Une réponse à Le doux pays

  1. VANDEWALLE PAULE dit :

    Pays d’adoption pour moi aussi j’aimerais que la Provence soit ma dernière demeure !

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