Le chaton

Un chaton minuscule, et si frêle qu’il tient
Comme un joli jouet dans le creux de la main.
Il a vingt-quatre jours et il est si craquant
Qu’on est tout attendri rien qu’en le regardant.

Est-il fille ou garçon ? On ne peut pas le dire !
C’est si petit, tout ça ! Un bébé qui respire
A grands soupirs de chat ! Son souffle est si ténu,
Si fragile et si fort qu’on en est tout ému,

Vraiment bouleversé. Eh bien voilà, chaton…
Il nous va donc falloir te trouver un prénom !
Et te voici lâché dans toute une existence
De quelque vingt années, associé à la danse

Des chattes, des matous ! En attendant ronronne,
Jolie boule de poils ! Que ta mère te donne
Son trop-plein de tendresse avant de te jeter.
Car ainsi va la vie, mon bel ébouriffé…

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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