Le carillon

Ce samedi matin un grêle carillon
M’éveille bien trop tôt car c’est potron-minet :
Un bruit tout tintinnant et qui provient du fond
Luxuriant du jardin où pousse du muguet.

Je dévale l’allée qui mène au phénomène,
Mais n’ai pas fait dix pas que je n’entends plus rien.
Et je rentre chez moi quand les sons me ramènent
Sous le micocoulier où poussent quelques brins.

Silence de nouveau ! Et un nouveau départ…
Mais un départ feinté car je me dissimule
Derrière le vieux pin ; et là je reste hagard,
Ebahi, stupéfait : les brins tintinnabulent !

C’est un joli concert au pays des merveilles
Et des rêves d’enfants ; et la frêle chanson
Des clochettes d’argent saturées de soleil
Fait danser dans le vent les premiers papillons.

Merci à Nicole Lindrec !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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