Le capuchon

Poème illustré par un tableau de :

Valérie Girard
www.a-ma-galerie.info

Aujourd’hui le village est encapuchonné
Tant la neige est tombée au cours de la journée ;
Et tel un édredon gonflé et cotonneux,
Elle recouvre tout et tout est silencieux.

Les flocons qui voltigent sont pourtant légers
Comme des papillons ; ils se sont déposés
En couches agrégées dans le moindre des trous
Et les ont colmatés, en molletonnant tout.

Du blanc et puis du noir : où est passé le gris ?
Maisons et paysage en semblent adoucis :
La montagne enneigée est soudain moins aiguë
Et ses crêtes blanchies paraissent moins pointues.

Les toits blancs sont bombés et les murs écrasés
Sous la froide épaisseur qui s’est amoncelée
Depuis tôt ce matin. Où donc est le chemin ?
On est coupés du monde. On verra ça demain

Car on ne peut rien faire ; on est tous isolés
Dans un monde blanchi et comme auréolé
Par la lumière bleue. La neige qui volète
S’illumine parfois d’une lueur violette…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Hiver, La Haute Provence. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire