Le cabanon

Quand il était encor sensé,
Autrefois tout bon Marseillais
Le week-end quittait sa maison
Pour le passer au cabanon.

Fait de broc et plutôt de bric,
De quelques planches, quelques briques,
C’était un hâvre et une planque
Sur la plage ou dans les calanques.

On y pêchait quelques poissons,
Parfois même un tout petit thon
Qu’on faisait griller au fenouil,
Avec parfois quelques favouilles.

De la tchatche, des chants, des rires,
Et quelquefois même bien pire :
De grosses histoires bien grasses
De cagoles et de radasses.

Du laisser-aller, ça c’est sûr,
Mais le travail était si dur
Que l’on se donnait carte blanche
Pour se défouler le dimanche.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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