Le bain

Après l’avoir longtemps cherchée en tâtonnant,
L’hiver a enfin pu retrouver la Provence ;
Et il a rameuté le gel, le froid, le vent
Qui l’aide autant qu’il peut en hurlant, comme en transes.

Mais peu nous chaut, à nous, dans un bain bien brûlant
Qu’il fasse froid dehors, que le mistral chahute
La porte et les volets, frappant et tapageant,
Et nous sommes polis si nous lui disons : « Zut » !

De l’eau tiède ou bien chaude, et des bulles, des bulles,
Frémissant doucement en chatouillant la peau ;
De l’eau bleuie qui mousse et qui tintinnabule
En montant lentement le long de notre dos.

Mollement allongés, écoutant la Radio
Qui parle du soleil, des oiseaux, des Tropiques,
Nous nous laissons flotter en remettant de l’eau
Dès que le niveau baisse. Et cette heure est magique …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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