L’explosion

C’étaient le mois d’avril* et la Révolution.
Des gardes nationaux étaient donc de faction
Couvent des Récollets devenu arsenal.
Tout était calme entour ; ils s’embêtaient pas mal …

L’un d’eux eut une idée : « Si l’on jouait aux boules ?
Il nous faudrait trouver quelque chose qui roule »
Mais il n’y avait là que des boulets en fer :
Le même gars conclut que ça ferait l’affaire.

Malheur à lui, boudiou ! d’avoir eu cette idée !
Car qui dit « arsenal » dit « poudre » et « grand danger »…
L’un des gardes fit donc un carreau fatidique ;
Une étincelle bleue ! Un tir catastrophique

Car la poudre explosa : trente huit hommes morts,
Tout un tas de blessés… On se souvient encor
De l’énorme tuerie et de l’imprévoyance
De ces pauvres conscrits ignorant la patience.

*Le 28 avril 1792

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Marseille. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.