L’androgyne

 

Poème illustré par un fragment du  tableau de :

Botticelli
(1444_1510)

Est-ce un garçon ou une fille ?
Est-il brutal, est-il très doux ?
Vêtu de vert ou bien de roux,
On l’a paré de la ramille

De l’églantier blanc d’un jardin.
Sa voix chuinte comme la pluie
Ou bien alors elle grésille
Comme le soleil du matin.

Mais de qui a-t-il donc la mine ?
Botticelli n’en a rien dit,
Mais peu nous chaut, aucun souci
Si le printemps est androgyne !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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